COMMUNIQUE DE PRESSE PORTANT APPEL AUX ORGANISATIONS SYNDICALES
2 Janvier 2009
La Confédération des Syndicats Autonomes du Cameroun (CSAC) a lancé un appel à l’ensemble des organisations syndicales camerounaises pour qu’elles se joignent à elle dans l’action de grève qu’elle entend organisée, suite au préavis déposé sur la table du Gouvernement pour la période du 30 décembre 2008 au 3 janvier 2009 inclus.
Elle souligne la nécessité de cette mobilisation face à ce Gouvernement dont la principale mission a toujours été de diviser les travailleuses, les travailleurs et leurs organisations syndicales pour mieux violer leurs droits et l’ensemble des libertés consacrées par les conventions internationales qu’il a pourtant librement ratifié.
La CSAC rappelle que les sit-in ont fait leur temps et n’ont produit aucun résultat et qu’il temps aujourd’hui que les organisations syndicales arrête ensemble un plan d’action autour d’une grève générale. Une action qui peut aller au-delà des centrales syndicales, et qui associe les composantes de la société civile pour que le gouvernement se mette au service des populations. Et de souligner que les syndicats doivent dire non à l’agonie des travailleuses et des travailleurs.
Elle déclare que face à la malheureuse situation que connaît l’ensemble des forces vives de notre pays, l’histoire ne pardonnera pas l’inertie des syndicats face à la demande sociale qui est vraiment lancinante et face à ce qu’elle considère comme une misère sociale des populations.
Elle réitère qu’il est temps que les syndicats se ressaisissent et qu’ensemble, en taisant leurs querelles intestines et leurs divergences, ils s’engagent vers l’essentiel : la prise en charge correcte de la défense du pouvoir d’achat des travailleurs, des populations par une riposte proportionnelle à l’agression que subissent le monde du travail et l’ensemble des populations.
Elle souligne que la baisse du prix du baril de pétrole le 26 décembre 2008 à 19H40 à 36,93 dollars et à 26,2 euros ne peut justifier une baisse à la pompe de seulement 10 francs.
En conclusion la CSAC constate que le dialogue social qu’on n’a cessé de brandir aux syndicats pour expliquer les errements des chefs d’entreprise et des pouvoirs publics ne convainc plus. La misère est générale et le déni des droits un exercice permanent.
Aussi estime-t-elle qu’ils ne peuvent devant une telle situation que se mettre en première ligne car ils ne sauraient et cautionner cet état de fait et restés sourds aux interpellations et à l’appel de leurs camarades.